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03.12.2007
Un Décor Comme Un Autre
Avec Polo, nous parlons de ces tours de banlieues avec leurs fenêtres allumées et les mecs, un peu noirs avec des survêtements qui parlaient et fumaient en bas des immeubles. Je lui dis que j'écrivais à ce moment là, que je commençais à avoir un petit nom. De somptueuses formes dans l'air. Les nuits en banlieue, c'est exactement comme dormir dans la partie congélateur des frigos gros que nous possédions.
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Commentaires
L'atmosphère, c'est un peu du lait demi écrémé périmé. Elle est assise là, avec ses collants opaques noirs, ses grosses pompes caterpillar, sa doudoune orange, sa jupette en laine. Dans la salle d'attente. Avec le petit, à peine 5 ans, qui se fout bien de ce que l'on ait de plus en plus de mal à payer le loyer, à cracher les glaviots coincés dans la gorge de nos comptes en banque. Un décor comme un autre. Ce sont des souvenirs comme ça qui me reviennent. Des souvenirs de salle d'attente, de magazines people à feuilleter périmés. L'atmosphère de lait demi écrémé périmé... Nous avons des souvenirs de films avec des gosses, de procès avec des têtes de méchants. Avec Polo, nous parlons de ces tours de banlieues avec leurs fenêtres allumées et les mecs, un peu noirs avec des survêtements qui parlaient et fumaient en bas des immeubles. Je lui dis que j'écrivais à ce moment là, que je commençais à avoir un petit nom. De somptueuses formes dans l'air. Les nuits en banlieue, c'est exactement comme dormir dans la partie congélateur des frigos gros que nous possédions.
Le feu crépite et il fait si chaud. L'imperceptible glissade vers une mort prématurée.
Polo me dit: "C'est marrant mais quand tu parles, quand tu écris, c'est toujours mélangé, c'est trop le bordel."
Ecrit par : Andy Vérol | 11.12.2007
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Je n'ose pas lui dire, à Polo, pas plus que je n'aurais osé le dire à ma mère ou mon chien, avant qu'on ne se casse la gueule dans le monde partout, même chez nous avec nos sèches-linge et nos ordinateurs dépliables en deux, eux, ils disaient des portables. ça sent le caca fermenté, comme celui des chiens dans les quartiers autour de la gare du Nord jusqu'au début des années 90, du siècle, le XXème, avec les guerres, les guerres, les religions, dieu qui te mettait déjà des milliards de trous du cul dans des décharges. C'est quoi cette histoire. En même temps, à ces époques là, les femmes trouvaient Gérard Darmon, les pompiers et Brad Pitt, beaux sensuels. A croire qu'après leur libération, les bonnes femmes avaient tenté, officiellement de faire abstraction de la bite des mecs, ce truc massif, ce morceau de viande durcissant au surplux de sang. Il faut croire que les femmes, beaucoup d'entre elles qu'on avait pas retourné et pénétré à l'enfance, faisaient semblant de ne pas trouver ça essentiel la bite.
Les immeubles plongés dans l'atmosphère pareil au lait demi-écrémé périmé. Elles pensaient quoi quand elles parlaient fringue, carrière, un peu de politique pas trop, de leurs mecs jamais satisfaisant. Elles pensaient quoi lorsque que le mec tordait son corps, ce corps bâti tout autour de ce mat de viande imbibé de sang. La queue, grosse ou petite, celle qui fait gagner les élections, battre l'ennemi, apprécier le caleçon cher genre DIM doux et extensible. Elles ne pensaient plus qu'à ça dansles années 90, dans les années 2000. Les câlins oui. La voix sensuelle, les belles mains, les abdominaux, les restos romantiques... Elles aimaient ça. Elles aimaient faire les malines aussi: "J'ai fait des études, je tiens à réussir professionnellement. J'achète moi-même mon appartement, ma voiture, ma vaisselle et quelques sextoys." Elles étaient contentes de faire semblant de pas voir que, de toute façon, et pour toujours, c'était la bite, la viande au sang entre les cuisses des mecs qui faisait le monde rien d'autre. Elles pourraient toujours enquiller des fausses bites en plastique dans l'anus de leurs gars, elles ne pourraient jamais effacé la monumentale bar de viande au sang que l'on appelle la queue. Elles pouvaient toujours brailler avec leurs banderoles, leurs slogans, leurs nouvelles responsabilités dans l'entreprise, leurs oeuvres d'art, leur poigne de fer, la bite dirigerait définitivement le monde... Et lorsque celle-ci entrait dans leurs sexes goulument open, elles ne pouvaient qu'être la victime juxtapose du fier éjaculateur... Un truc dans ce genre-là.
En période de paix et de capitalisme arrogant performant, ce n'est pas le flingue ou la malaria qui assassinent... C'est la queue des hommes qui entre partout, envers et contre n'importe gouffre...
Le monde... J'y pense. En parlant de ça à Polo, j'ai la queue en barre qui commence à se barrer de mon caleçon hors d'époque, usé jusqu'à la plus grosse fibre.
Là.
Ecrit par : Andy Vérol | 11.12.2007
Bonjour,
2008 est arrivé, je laisse ici mon premier commentaire de l’année dans ton blog, un message qui te dira que je forme pour toi plein de vœux qui riment avec merveilleux. Mille bonnes choses à toi pour cette année. Que la santé soit là et qu’elle te serve de socle pour construire ! Construire de nouveaux projets mais aussi de belles amitiés. Que la santé te serve de support pour découvrir des mondes que tu rêves de connaître depuis longtemps ! Que tu ne te sentes jamais dans la solitude que lorsque tu en manifesteras le désir. Que la surprise égaie tes jours et illumine ton existence ! Que 2008 te voit au comble du bonheur, c’est mon vœu le plus cher.
Ecrit par : Pierre | 02.01.2008
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